Ce blog a trois mois

Publié le par Claudine Jourdan Gérard

Editions le Lys bleu

Editions le Lys bleu

Ce blog a trois mois aujourd'hui. 

95 billets qui ne sont que des commentaires de la presse de l'époque. 

J'ai acquis une conviction :

 Il y a bien eu une affaire de Cadillac. 

Gabriel Saleun, fondé de pouvoir de la Société bretonne de crédits et de dépôts a été sollicité par Pierre Quéméneur lui-même qui lui a expliqué le projet. 

Voici la déposition de Gabriel Saleun du 28 juin 1923, reproduite par B.ROUZ dans son livre p.63-64:

"​​​​​​C'est pour traiter un marché d'automobiles américaines, camion ou autre, peu importe l'état, pourvu qu'elles puissent rouler d'un garage à l'autre. J'ai découvert cette affaire par les annonces de journaux et me suis mis en relation avec un ami de Paris qui occupe certainement une bonne situation en Amérique. Il m'a montré des papiers qui donnent toute sécurité. J'ai autant confiance en lui qu'en moi ".

​​​​D'après le Petit Parisien du 11 juillet 23, Gabriel Saleun a précisé à l'envoyé spécial  du journal qu'il s'agissait de vente d'automobiles au gouvernement des Soviets. 

Pierre Quéméneur aurait expliqué à Saleun que c'était une affaire très sérieuse et qu'il avait déjà rencontré à Paris un agent chargé de conclure les marchés et qui était l'homme le plus sérieux du monde. Et Saleun de conclure : " M.Quemeneur m'a produit l'impression  d'un homme qui connaissait l'affaire dans tous ses détails sur les combinaisons. "

 Une affaire donc, proposée par un américain,  qui est peut être Turrou, à Seznec et Quéméneur,  par l'intermédiaire d'un dénommé  Charly qui est peut-être Ackermann. 

Les Seznec ont investi de l'argent dans cette affaire. Mais pas autant qu'ils l'ont affirmé. 

Le voyage à Paris s'est mal passé et le projet a avorté. 

Quéméneur est rapidement revenu à Morlaix pour dénoncer sa promesse de vente de Traou-Nez qui était subordonnée à la réussite de l'affaire. 

A-t-il fait du chantage à Marie-Jeanne ? Une vraie et sincère déclaration d'amour ?

Petit Guillaume raconte la suite. 

 Les Seznec ont refait des promesses de vente apocryphes pour récupérer leur argent.

Mais ils n'en avaient pas investi autant qu'ils l'ont prétendu. 

Cette sombre histoire a été payée par 20 ans de bagne. Pour solde de tout compte. 

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